Le journaliste franco-tunisien Mourad Zeghidi, détenu depuis mai 2024, a été condamné en janvier 2026 à une peine de trois ans et demi de prison, dont trois ans pour blanchiment d’argent et six mois pour infractions fiscales. (fr.wikipedia.org)
Sa sœur, Meriem Zeghidi, a dénoncé cet acharnement judiciaire, soulignant que « personne n’est à l’abri de l’arbitraire » en Tunisie. Elle a appelé à la mobilisation de l’opinion internationale pour soutenir les voix critiques du régime.
Cette condamnation intervient après une série de procédures judiciaires entamées en 2024, suite à des déclarations publiques de Mourad Zeghidi critiquant des décisions politiques du président Kaïs Saïed. En mai 2024, il avait été condamné à un an de prison pour « diffusion de fausses nouvelles » et « fausses déclarations dans le but de diffamer autrui », en vertu du décret-loi 54, un texte controversé fréquemment dénoncé comme un outil de censure. (lemonde.fr)
En juillet 2024, sa peine avait été réduite à huit mois de prison en appel. Cependant, avant sa libération prévue en janvier 2025, de nouvelles accusations de blanchiment d’argent ont été portées contre lui, prolongeant sa détention. (kapitalis.com)
Meriem Zeghidi a exprimé son inquiétude quant à la répression accrue des voix critiques en Tunisie, soulignant que cette situation crée un climat de peur parmi les journalistes et les défenseurs des droits humains. Elle a exhorté la communauté internationale à intervenir pour soutenir la liberté d’expression et les droits fondamentaux en Tunisie.
Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre le gouvernement tunisien et les médias, ainsi que les défis auxquels sont confrontés les journalistes dans le pays.
Highlights:
- En Tunisie, Mourad Zeghidi, journaliste, détenu depuis plus de 300 jours : « Je n’ai fait que mon métier », publié le Thursday, March 13





